Relance formation techniciens d’exploitation Algérie

La Formation d’exploitants amont pétrolier en Algérie (SH30 2018)

Objectif: Recruter Plus de 11000 pour les mettre au niveau des 5 majors Pétroliers mondiaux.

La stratégie:
– l’exploitation du gaz de schiste
– le développement de l’offshore
– prospecter à l’international
– réduction du gaz torché
– faire révolution dans les salaire
– recrutement de 11000 à 12000 employés

Si on retire le développement de l’Offshore, la prospection à l’international et révolutionner les salaires qui sont des objectifs d’entreprise qui dépendent d’investissements et de choix de Direction en amont, il nous reste 3 domaines de possible intervention :
– L’exploitation des gaz de schistes. Pas différente de celle des gaz de réservoirs plus profonds ou plus conventionnels.
– La réduction des gaz torchés. Surtout impactée par process et « utilisation » du gaz.
– Le recrutement de 11 000 à 12 000 employés. Avec des besoins clairement définis dans un cahier de charges, tout est possible (Besoin, nombre, niveau formation de départ, compétences recherchées par métier, etc.)!

Le groupement de projet (en 2016) :

Les sociétés ICAT et PEC, associées au sein de l’ACP ont décidé de se rapprocher pour y développer leur activité de service dans le domaine de la formation/éducation.
ACP est une association loi 1901 regroupant des entreprises qui opèrent dans le domaine pétrolier amont ou aval avec des experts qui désirent faire profiter de leur expérience professionnelle et humaine du monde pétrolier des organisations privées ou institutionnelles. Les expériences des membres de l’ACP couvrent de nombreux domaines (consulter le site www.acp-france.org). L’ACP est engagé généralement indirectement dans des actions de création de centre de formation des techniciens -operateurs via les entreprises de l’ACP ou bien par ProEduc Consultant dont plusieurs membres de l’ACP sont actionnaires.
ProEduc Consultant (PEC) www.pro-educ-consultants.com est une SAS, créée par plusieurs enseignants ou ex-enseignants, et professionnels pour opérer sur les marches export. Il s’agit d’une structure souple qui permet de travailler avec des spécialistes de nombreux domaines techniques et technologiques pour les métiers du pétrole en particulier. PEC a pour vocation de mettre en place les moyens humains, techniques et technologiques  pour former des techniciens, techniciens supérieurs jusqu’à la licence professionnelle, selon les exigences formulées dans un Cahier des Charges qu’elle peut aussi proposer au prospect lorsque celui-ci n’existe pas ou a besoin d’une mise à jour  plus ou moins importante. PEC a de solides références de création de filières de formation et d’Ecoles réputées sur 4 continents, en particulier en Algérie en participant récemment à la mise en place de 4 Instituts Supérieurs de Technologie sur le modèle des IUT français.
ICAT www.icat-amo.com est spécialisée dans l’assistance technique en milieu industriel en particulier en pétrole et gaz en s’appuyant sur une expérience de plus de 20 ans de ses dirigeants et collaborateurs qui interviennent dans trois métiers : l’innovation, le conseil technique et le transfert de compétences.
ICATAL est la filiale d’ICAT en Algérie. Ce pays a été largement couvert de 2006 à 2010 par des spécialistes ICAT intervenant sur des champs onshore Algériens dans le cadre de contrats avec la Petroleum Engineering Division de la Sonatrach (contrat d’assistance in gas recovery, 16M€) et l’Association Ourhoud Field gas (contrat technical assistance in production, 6M€).

Le besoin de formation des techniciens d’exploitation de la Sonatrach (en 2015)

Pour faire face au renouvellement des techniciens en place (et avoir des disponibilités pour les nouveaux projets internes ou des associations) la Sonatrach a lancé un plan d’embauche de 3000 ingénieurs et 5000 techniciens. Si la formation des ingénieurs a été contractée à l’IFP, Schlumberger Next Training et Robert Gordon University, celle des techniciens reste confiée à l’IAP qui s’est déclaré prêt à collaborer avec un Groupement d’entreprises ACP/PEC/ICAT/CFL (incluant donc le Centre de Formation de Lacq d’Apave).
L’ACP en tant que groupe de consultants expérimentés en évaluation des besoins et mise en place de plans de formation est tout à fait apte à jouer le rôle d’Assistant à maître d’Ouvrage d’organisme de formation, comme cela a été fait auprès du Directeur de l’Institut National du Pétrole Ministère du Pétrole en Angola pour l’amélioration de la formation qualifiante et diplômante (niveau bac pro) et la mise en place de la formation supérieure dans le cadre de l’accord bilatéral France-Angola (Instituts de Technologie sur le modèle des IUT français).
Nos experts proposent actuellement l’écriture des Termes de Référence en vue d’une formation spécifique couvrant les différentes étapes entre la formation insuffisante des entrants et le référentiel des compétences requises telles que spécifiées dans les fiches de poste.
L’identification précise des référentiels métiers, de compétences, de formation, permet, en mesurant le gap entre le niveau de connaissances des entrants dans la formation (diplômés du système éducatif) et les besoins des pétroliers, de construire notamment la partie « remise à niveau » des stagiaires. Cette partie permettra de s’assurer que les futurs opérateurs seront capables d’assimiler la formation spécifique, et que nous formerons des opérateurs capables de s’adapter aux évolutions des métiers et de la technique. De ce point de vue, il paraît impensable de délivrer une formation standardisée d’un pays à l’autre, car le gap ne sera pas le même partout, ni les méthodes pédagogiques (très liées à la culture locale), ni les moyens affectés à la formation.
L’expertise « à façon » des consultants ACP se trouve renforcée par un back office apportée par les entreprises membres partenaires de l’ACP, présentes sur le marché et ayant hérité de compétences/expériences spécifiques (comme le groupe Apave avec le Centre de Formation de Lacq, anciennement centre de formation international de Total en 2012).

Le besoin de formation des techniciens d’exploitation des nouveaux projets

 Plus de 3 années sont nécessaires pour la mise en place des plans de formation des techniciens d’exploitation. Ainsi, pour Touatgaz (Engie), dès septembre 2012, des investigations ont été menées pour clarifier le projet de sélection et de recrutement du personnel d’exploitation et évaluer le bien fondé d’un partenariat avec les Instituts de Technologie pour la remise à niveau des connaissances des futurs techniciens d’exploitation.
Le plan de formation des 460 techniciens exploitants pour un démarrage initialement prévu fin 2016 a été partiellement mis en place dans le cadre de la formation des (200) techniciens de précommissioning et maintenance qui se déroule actuellement sous la responsabilité de l’EPC Technicas Reunidas. La formation des 260 autres techniciens exploitants (en particulier opérateurs) devient une préoccupation majeure avec la décision d’Engie de se retirer du site (négociation avec Neptune oil & gas qui n’est pas spécialiste de l’amont pétrolier).
Pour sa part Total, qui vient de signer un accord avec la Sonatrach pour mettre fin à leurs litiges et développer ensemble de nouveaux projets gaziers, prévoit de relancer le projet Timimoun qui doit être exploité à partir de 2018, et aussi un autre gisement, « dont le nom reste confidentiel ».
Un tel planning va nécessiter la mise en place d’un processus accéléré qui devra utiliser pleinement les capacités en place que ce soit au niveau des IST ou de l’IAP. Le groupement d’entreprises ACP/PEC/ICAT/CFL, qui a déjà établi les accords locaux nécessaires, s’y est bien préparé.